Passer à plus de 6 chiffres de chiffre d’affaires (CA) n’est pas une question de travailler plus, ni de multiplier les offres, les clients ou les heures.
C’est une question de décisions stratégiques, de pilotage financier et de priorisation de la rentabilité sur le volume.
Beaucoup de dirigeants atteignent les 100 000 € de chiffre d’affaires, puis stagnent à 75 000 €, avant de connaître un déclic pour passer à plus de 6 chiffres de CA l’année suivante.
La différence ne vient pas d’un effort supplémentaire, mais d’un changement profond dans la vision du succès, la définition des objectifs commerciaux et la manière de décider.
Passer un cap — 6 chiffres, puis 7 chiffres de CA — oblige à revoir :
- la définition de la réussite entrepreneuriale,
- le calcul du chiffre d’affaires cible,
- la capacité réelle de l’entreprise (temps, énergie, équipe, trésorerie),
- et l’équilibre entre travail, vie personnelle et performance financière.
Cet article s’adresse aux dirigeants qui veulent :
- structurer leur croissance,
- estimer correctement leur chiffre d’affaires,
- construire une trajectoire rentable et soutenable,
Passer à plus de 6 chiffres de CA est un sujet de décisions, pas d’effort
C’est en travaillant sur des contextes de structuration et de scaling, notamment aux côtés de Brahim Ghezali chez Business Evasion, que cette évidence s’est imposée.
La croissance n’est pas un sujet d’effort.
C’est un sujet de décisions.
C’est exactement ce qui m’a permis de passer à plus de 6 chiffres de CA sans ajouter de complexité.
Le résultat de ma stratégie de croissance précédente était clair :
une dispersion maximale et une rentabilité anémique.
Plus je faisais, moins l’entreprise avançait de manière cohérente.
Plus j’ajoutais, plus je diluais l’essentiel.
Pour réussir sa transition vers les 6 chiffres, il faut comprendre que la prise de décision stratégique prime sur l’opérationnel.

Ce n’est pas l’exécution qui manquait, c’était le cap
L’erreur aurait été de croire que le problème venait d’un manque d’intensité, de discipline ou d’organisation.
Ce n’était pas un problème d’exécution.
C’était un problème de pilotage stratégique.
La transformation de l’entreprise n’est pas venue d’un nouvel outil, d’une nouvelle offre ou d’un nouveau process.
Elle est venue de trois décisions contre-intuitives qui ont redéfini notre vision pour passer à plus de 6 chiffres de CA.
Décision n°1 : la liste d’interdiction
La première décision a été celle de la “liste d’interdiction”.
J’ai arrêté de faire des to-do lists.
J’ai commencé à faire une not-to-do list pour ma stratégie de croissance.
J’y ai inscrit toutes les tâches :
- opérationnelles,
- administratives,
- techniques
que je n’avais plus le droit de toucher.
Pas “que je devais déléguer”.
Que je n’avais plus le droit de faire.
C’était la seule façon de me forcer à déléguer réellement, et pas symboliquement.
Ce recentrage est essentiel pour passer à plus de 6 chiffres de CA sans s’épuiser.

Déléguer n’est pas un confort, c’est une contrainte volontaire
Tant qu’un dirigeant garde la possibilité de “reprendre la main”, il ne délègue pas vraiment.
Il soulage ponctuellement.
Il ne structure pas.
La liste d’interdiction a créé une contrainte claire :
si je touchais à ces tâches, je sabotais volontairement la structure organisationnelle et la performance de l’entreprise.
Décision n°2 : le “seul problème”
La deuxième décision a été celle du “seul problème”.
J’ai cessé de vouloir régler tous les problèmes de l’entreprise.
Je me suis concentré exclusivement sur le seul problème que seul le dirigeant peut résoudre – la définition de la vision stratégique :
Où allons-nous et pourquoi ?
Tout le reste relève du management opérationnel.
Pas du leadership.
Le rôle du dirigeant n’est pas d’éteindre les incendies
À force de vouloir tout régler, le dirigeant devient le meilleur pompier de l’entreprise… et son principal goulot d’étranglement.
Se concentrer sur le “seul problème”, c’est accepter que :
- certaines frictions existent,
- certaines frictions existent
- certaines frictions existent,
- certains dysfonctionnements persistent temporairement,
- certaines décisions soient prises sans soi.
Mais c’est aussi libérer une vision claire et lisible pour la performance globale de l’organisation. Pour éviter que l’entreprise ne stagne, il faut accepter de se désengager de l’opérationnel.
Décision n°3 : le non stratégique
La troisième décision a été celle du “non stratégique”.
J’ai commencé à dire non à des opportunités de chiffre d’affaires à court terme, pourtant intéressantes, mais non alignées avec notre vision à 18 mois.
Dire non à de l’argent a été la meilleure façon de libérer de l’énergie pour attirer un argent meilleur et plus rentable.

Le chiffre d’affaires n’est pas toujours un bon indicateur de santé
Toutes les opportunités ne se valent pas.
Certaines :
- consomment de l’énergie,
- fragmentent les équipes,
- brouillent la proposition de valeur,
- ralentissent la structuration de l’entreprise.
Dire non n’a pas été un renoncement.
Ça a été un choix de cap.
Passer à plus de 6 chiffres de CA sans vendre plus
Ces trois décisions nous ont permis de passer à plus de 6 chiffres de chiffre d’affaires en moins de 12 mois.
Sans ajouter un seul commercial.
En retirant deux prestataires.
Pas en accélérant.
En optimisant les processus.
La croissance n’est pas une course de vitesse
La croissance n’est pas une accumulation.
Ce n’est pas une fuite en avant.
Ce n’est pas une question d’intensité.
La croissance est un choix de cap stratégique.
Pourquoi les entreprises plafonnent malgré l’activité
Si vous êtes dirigeant et que votre entreprise plafonne malgré une forte activité, c’est rarement un problème d’exécution.
C’est presque toujours un problème de décisions stratégiques :
- trop de priorités,
- trop d’offres,
- trop d’urgences,
- pas assez de renoncements clair
Pour passer à plus de 6 chiffres de CA, il faut identifier les freins réels.
Identifier les vrais points d’étranglement
Ce qui bloque la croissance n’est pas toujours visible dans les chiffres.
Les vrais points d’étranglement se situent souvent :
- dans la manière dont les décisions sont prises,
- dans ce que le dirigeant refuse de lâcher prise,
- dans les “oui” automatiques jamais questionnés.
Définir ses objectifs commerciaux et estimer un chiffre d’affaires réaliste
Passer à plus de 6 chiffres de CA commence par une erreur fréquente :
fixer des objectifs de chiffre d’affaires sans méthode.
Un objectif commercial sérieux repose sur trois éléments :
- la capacité de production réelle (temps dirigeant, équipe, process),
- le prix de vente moyen réellement encaissé,
- le nombre d’opérations commerciales soutenables sur l’année.
Calculer son chiffre d’affaires ne consiste pas à “viser un montant”, mais à répondre à une question simple :
Combien d’affaires mon entreprise peut-elle réellement absorber sans dégrader la qualité, la rentabilité nette et la trésorerie ?
Un chiffre d’affaires mal estimé crée :
- une surcharge opérationnelle,
- une pression inutile sur le dirigeant,
- une fausse impression de croissance.
À l’inverse, un objectif de CA aligné avec la capacité réelle devient un outil de pilotage d’entreprise, pas une source de stress.
Rentabilité, compte de résultat et plan de trésorerie : le vrai nerf de la croissance
Beaucoup d’entreprises passent les 6 chiffres de CA… sans être réellement rentables.
Pourquoi ?
Parce que le chiffre d’affaires n’est pas un indicateur de santé, mais un indicateur d’activité.
La croissance durable repose sur trois piliers financiers :
- un compte de résultat lisible,
- un plan de trésorerie maîtrisé,
- une obsession assumée pour la rentabilité avant le volume.
Une entreprise peut :
- augmenter son CA,
- signer,
- plus de contrats,
- recruter,
tout en fragilisant sa structure financière
Passer un cap implique souvent de :
- revoir ses prix de vente,
- renoncer à certaines affaires peu rentables,
- arbitrer entre croissance rapide et croissance saine.
C’est un choix de direction, pas une question d’exécution commerciale.
Étude de marché, concurrents et intentions d’achat : décider avant de produire
Une autre erreur classique avant le passage à 6 ou 7 chiffres de CA :
développer des offres avant d’avoir validé les intentions d’achat réelles.
Une étude de marché utile ne consiste pas à :
- empiler des données,
- analyser tous les concurrents,
- produire des tableaux complexes.
Elle sert à répondre à trois questions opérationnelles :
- Qui achète vraiment ?
- Pourquoi maintenant ?
- À quelles conditions financières ?
Les dirigeants qui franchissent un cap utilisent souvent :
- la méthode des préventes,
- des tests d’offres simples,
- des validations terrain rapides,
avant d’investir lourdement.
C’est aussi ce qui différencie une croissance subie d’une croissance choisie.
Décider moins, ici, signifie :
- moins d’hypothèses,
- plus de validation,
- moins d’émotion,
- plus de pilotage.
À propos de mon accompagnement
Si vous voulez identifier vos vrais points d’étranglement, je propose un audit stratégique gratuit, basé sur ce que je mets en place au quotidien avec des dirigeants via coaching communication.
Raphaël DIAZ
Coach de dirigeants – stratégie commerciale et posture de leadership
07 83 22 52 42

FAQ – Croissance, décisions et leadership
Q1. Passer à plus de 6 chiffres de CA nécessite-t-il de vendre plus ?
Pas nécessairement. Dans de nombreux cas, la croissance vient d’une meilleure allocation des décisions et d’un recentrage stratégique, pas d’un volume commercial plus élevé.
Q2. Pourquoi décider moins permet de croître ?
Parce que chaque décision consomme de l’énergie organisationnelle. Réduire le nombre de décisions permet d’augmenter leur qualité et leur impact.
Q3. Quel est le rôle réel du dirigeant dans la croissance ?
Définir un cap clair et cohérent. Tout ce qui ne relève pas de cette responsabilité est du management, pas du leadership.
Q4. Dire non à des opportunités peut-il freiner la croissance ?
À court terme, peut-être. À moyen et long terme, dire non permet de structurer, de clarifier et de rendre la croissance soutenable.

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